Billet Economie

L’argent n’a pas d’odeur – Le billet du lundi

La langue française nous offre une variété d’expressions plus ou moins heureuses. Celle que je vous propose d’examiner ce matin est « l’argent n’a pas d’odeur  ».

La signification communément admise indique un gain réalisé de façon malhonnête ou peu glorieuse. L’origine de cette expression remonte à l’antiquité. Afin de renflouer les caisses déjà vides de l’état, l’empereur Vespasien eu l’idée de faire payer les toilettes publiques. Celui-ci aurait dit pour justifier cette mesure impopulaire qu’en dépit de l’odeur malodorante associée à l’origine des fonds, l’argent récolté n’avait lui pas d’odeur.  Il semble donc que l’inodore ait été à la mode depuis fort longtemps. Faut-il encore ne pas être celui qui est chargé de la collecte.

Masquer l’odeur

Reste à ne pas croire que l’argent ne laisse pas de traces pour autant. Ainsi, à notre époque bien plus que par le passé, il n’est pas si difficile de retrouver le nom d’un propriétaire via l’odeur et les traces laissées dans les fichiers informatiques de toutes natures. Pourtant, s’il est un usage universel, c’est bien celui de masquer les odeurs persistantes. L’odeur du soufre n’étant pas la plus agréable de toutes. A ce titre, le pouvoir ne déroge pas à la pratique et l’encourage même en certaines occasions. Il est vrai que lui-même, grand dévoreur d’argent, ne renâcle ni devant l’odeur ni devant le goût âpre ou amer de certains arbitrages oiseux. C’est en tout cas la couleur sombre de l’argent et sa relation au pouvoir qui sera étudié cette semaine.

Pour ma part, à défaut de ne pas être encore en odeur de sainteté, je tente vainement de protéger ma caverne des relents nauséabonds d’un flot d’argent qui même s’il reste virtuel garde encore la puanteur de ses origines.

A très bientôt.

Chandra

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