Billet Politique

De gré ou de force – Le billet du lundi

La langue française nous offre une variété d’expressions plus ou moins heureuses. Celle que je vous propose d’examiner ce matin est « de gré ou de force  ».

La signification communément admise indique un choix fait volontairement ou sous la contrainte. Si bon gré, mal gré peut laisser penser à une fatalité, ici, pas de nuance, c’est bien la force qui fera la différence. Faut-il encore ne pas être celui qui se trouve contraint par un autre que soi.

Rapports de force

Reste à ne pas imaginer que la force puisse tout. A notre époque, plus qu’auparavant, agir sous la contrainte semble contre-productif.  Ainsi, nous sommes attachés à nos libertés, celle de ne rien faire étant la plus tenace. Se forcer n’est plus à la mode et être forcé bien moins encore. Le choix est devenu le roi et celui qui nous contraint n’est plus celui qui nous agrée en dépits de quelques mythes tenaces sur la question.

La politique semble encore faire exception car s’il est un lieu de désaccord, c’est bien celui-là. C’est pour cela sans doute que la pratique politique est le plus souvent celle des rapports de force bien plus que celui des accords de gré à gré. C’est en tout cas l’envers du décor des rapports de force dans l’exercice du pouvoir qui sera étudié cette semaine.

Pour ma part, à défaut de ne pas être encore contraint par la volonté d’autrui, je tente sans relâche de faire vivre ma caverne au gré des vents et des saisons.

A très bientôt.

Chandra

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