Billet Economie

Tout travail mérite salaire – Le billet du lundi

La langue française nous offre une variété d’expressions plus ou moins heureuses. Celle que je vous propose d’examiner ce matin est « tout travail mérite salaire ».

La signification communément admise indique le fait qu’une rémunération doit accompagner tout travail à la hauteur de son mérite. Plutôt logique dans un monde où, à priori, l’esclavage n’a plus cours. Faut-il encore s’accorder sur un salaire à la hauteur d’un mérite tout relatif.

L’important, c’est le salaire

Reste à ne pas s’imaginer que cette maxime s’applique à tout type de travail. En réalité, seul le travail sollicité par autrui et encadré par un contrat prédéfini semble ouvrir droit à rémunération. Dans ce cadre, le pouvoir joue un rôle nécessaire de réglementation du travail afin de définir ce qu’est le travail et ce qu’il n’est pas, travail rémunéré s’entend. Paradoxalement, ce n’est pas nécessairement le travail le plus méritant qui semble devoir être le plus considéré dans ce cadre. Quel mal à cela car, dans le fond, l’important n’est-il pas la préservation des salaires quel que soit le mérite. Quoi que, dans ce cas, nous risquons fort de nous retrouver démunis bien plus vite que nous pouvons le croire.

Le travail semble donc être cette valeur toute relative, gage d’une liberté prêtant à caution dans tous les sens du terme. C’est pour cela sans doute que la relation avec le travail est devenue ambivalente faisant davantage respecter notre salaire que notre mérite. En tout cas,  tant que le mérite est reconnu et le salaire versé. C’est l’évolution de notre rapport au travail et sa relation au pouvoir qui seront étudiées cette semaine.

Pour ma part, à défaut de travailler aveuglément à la démonstration de mes mérites, je reçois un salaire qui permet, pour le moins, d’agrémenter notre caverne.

A très bientôt.

Chandra

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